Je ne te laisserai pas me tuer, maman.
Elle se reprit en main, autant que cela était possible à une fille de 16 ans qui avait tout perdu. Puisque sa mère était devenue folle, elle serait adulte à sa place.
Woah ! C'est un extrait de "Robert des noms propres" d'Amélie Nothomb. Je suis en pleine reflexion vis à vis de mes parents en ce moment et ce passage m'a marqué. Mon quotidien est image flottante au dessus d'un flou constant, celui de ma vie. Et s'il y a une seule chose dont je sois certaine, c'est que quoi qu'il arrive mes parents seront toujours là pour moi, près à tout pour me défendre si nécessaire et ça peu importe ce que j'aurai pu faire. Pourtant je ne suis pas proche d'eux, incapable de leur dire quoi que ce soit de personnel, ça fait plus de 2 mois que je suis célibataire et ils ne le savent toujours pas. Bref tout ça pour dire que dans le flou de ma vie ils sont 2 points lumineux qui seront toujours là et je crois que si un jour ils n'étaient pas là pour moi ça serait pour moi la pire des trahisons et je doute que j'arrive à avancer.
Je pense beaucoup à la relation que j'ai avec mes parents en ce moment. Je me sens tellement loin d'eux. Et pourtant ils sont ma seule certitude. Ils ne le savent pas et ne le sauront probablement jamais.
Pour ça et pour des millions d'autres raisons je me sens très égoïste par rapport à eux.
08/06/05 - 20:01
:) Cet égoïsme me paraît tout à fait sain s'il ne prend pas des proportions démesurées : Les enfants ne sont pas sur terre pour porter leurs parents, c'est plutôt le contraire qui est vrai.
blind_lover